Antigone
 

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"Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit aussi beau que quand j’étais petite !"

 

Informations

 

avec :
Dominique Chagnaud : le choeur-
femme
Patrick d'Assumcao : le garde
Michel Derville : Créon
Jean Menaud : le choeur-homme
Catherine Vignes : Antigone

Mise en scène :
Jean Menaud

Assistante :
Florence Barillot

Scénographie :
Francis Sourbié

lumières :
Laurent Béal

construction décor :
Vingtième Théâtre

Propos sur le montage :

Cinq acteurs. On peut s'étonner d'une distibution aussi réduite pour une pièce qui fait appel à une dizaine de personnages. Une raison simple : an 1998, peu de Compagnies (maigrement ou pas du tout subventionnées) peuvent envisager un spectacle avec une distribution aussi importante. Faut-il pour autant se contenter de monologues ou de duos ? Passer à côté de textes importants pour des restrictions budgétaires ? CERTES NON. Reste à transformer ce handicap en atout. Sans trahir Jean Anouilh.

La pièce est bâtie autour d'un long dialogue CRÉON-ANTIGONE. Il est à la fois le centre et le dénouement de la tragédie. Ce face à face en occupe presque toute la seconde partie. La première permettant à Antigone de rompre, les unes après les autres, les chaînes qui l'attachaient à son bonheur quotidien. A la vie. LA NOURRICE, ISMÈNE, HÉMON, n'ont de réalité que dans leurs disparitions.

En se partageant les rôles, LE CHOEUR-HOMME et LE CHOEUR-FEMME assument les personnages de LA NOURRICE, d'ISMÈNE, d'HÉMON, du PAGE et du MESSAGER. Ils sont les porte-voix, les porte-corps. Ils donnent témoignages. Leurs apparences même (costumes, éclairages, maquillages) les éloignent du naturalisme. Ils ne sont pas, ils représentent.
Première Didascalie. " Un décor neutre. Trois portes semblables ". Théâtre. Pirandellisme. Plusieurs fois dans sa carrière d'auteur, Anouilh reviendra sur ce thème : le théâtre dans la vie. Un guignol tragique.

Au " VINGTIÈME THÉÂTRE " ANTIGONE se joue dans les murs de scène. Apparents. Nus.
Neutres , ils existent comme support du rêve, puisque par la seule I-MAGIE-NATION, ils nous mènent vers une Thèbes rêvée par chacun. Une porte Jardin, une autre Cour, une troisième au fond. Les perches, guindes et projecteurs apparents font partie de la scénographie. Devant la porte du fond, six panneaux mobiles une chaise vide pour EURYDICE. Aucun réalisme.

Antigone, pamphlet contre la loi humaine et pour la loi divine ou, au contaire, apologie de la raison d'État : les générations se sont succédées, incapables de trancher. Cette pluralité des sens et des interprétations -d'Eschyle et Sophocle à Cocteau et Anouilh, en passant par Garnier, Racine, Alfiéri, Hegel, Hölderlin et Brecht - est partie intégrante de notre civilisation. Le conflit Antigone-Créon est désormais une dimension de la conscience intellectuelle et politique de nos démocraties. Les légendes grecques continuent à inspirer et à déterminer nos instincts culturels les plus fondamentaux.

ANTIGONE, tragédie de la sagesse impossible, de l'héroïsme incertain est un objet non identifié, théâtral et tragique. Intemporel.

Jean Menaud

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Presse "D'une sobriété à la limite du dépouillement, la mise en scène renforce encore cette impression de destin inéluctable. Vibrante d’absolu, Catherine Vignes s'oppose à un bien émouvant Michel Derville."
TELERAMA

"Merci à cette vaillante troupe d'avoir osé affronter l'une des œuvres les plus fortes du théâtre de ce siècle…quand le chœur s'avance et déclare tout simplement : " Antigone, c’est la petite maigre, assise là-bas, et qui ne dit rien ; elle pense qu'elle va mourir ", une sorte de fatalité héroïque plane déjà sur la scène, qui ne se démentira pas...L'élan est donné et la note sera tenue jusqu'à la fin. Il souffle un air très pur sur les hauteurs de Ménilmontant."
LE POINT